Tal, chanteuse au grand coeur

Par Marylin Beaufour | publié le 25/07/2017 à 21h30

Avec ses multiples distinctions, Tal bat le record pour une artiste française féminine. Son dernier album éponyme reflète ses influences musicales éclectiques et son engagement envers des causes humanitaires. Rencontre.


Vous militez contre la famine en Afrique en 2011, avec les Enfoirés pour les Restos du cœur en 2013 ? Que signifient ces engagements ?

Pour moi, ces engagements sont primordiaux. J’ai toujours aimé aider les autres. C’est une partie importante de ma personnalité. J’essaie, malgré mon planning chargé, de répondre à l’appel des associations, de faire bouger les choses.


Optimisme ?

C’est un mot qui fait partie de moi. Je suis très optimiste et veux, à travers la musique, délivrer des messages. Nous avons tous besoin, surtout en ce moment, de positivité. Je fais mon maximum pour transmettre des good vibes.


Paix ?

Depuis que je suis toute petite, je rêve que des personnes différentes se retrouvent et se mélangent. Une des chansons du dernier album s’appelle d’ailleurs tout simplement La paix. D’origine multiple, je me sens citoyenne du monde. J’ai toujours prôné la tolérance et le respect de l’autre.


Le rapport au passé ?

Je n’oublie pas d’où je viens, j’affirme la diversité de mes différentes cultures. Je proviens d’un milieu modeste et mène une vie très simple que j’arrive à concilier avec le show-biz. J’ai les mêmes amis depuis longtemps et suis restée proche de ma famille.


Parlez-nous de Tal, votre dernier album.

Je suis ravie car j’en suis coréalisatrice et parce que j’y ai mis le plus profond de mon âme. J’ai choisi les cinq personnes de mon équipe et nous l’avons réalisé avec amour et sincérité.


Le titre, Des fleurs et des flammes évoque la place de la femme dans la société. Expliquez-nous l’importance que cela a pour vous ?

Ce titre parle de l’émancipation des femmes d’aujourd’hui. J’ai commencé ma carrière à 19 ans. J’ai maintenant 28. J’ai grandi et m’assume encore plus en tant que femme. Dans le clip, j’ai voulu mettre en avant le Gûlabï Gang, un mouvement féminin d’Inde où les femmes luttent contre les violences domestiques. Il m’a semblé important qu’on les voit.


D’où provient votre aisance de passer de la variété au hip-hop à la drum’n’bass ou au reggae ?

J’ai toujours écouté de tout, depuis ma plus tendre enfance, du reggae, du rock, des musiques du monde, du rap, de la musique classique… Cet éclectisme me constitue aujourd’hui. Toutes ces influences m’ont inspirée. Le public ressent encore plus ces mélanges sur scène car nous nous faisons plaisir avec les arrangements.


1,2 millions d’albums vendus en 2 ans, 3 NRJ Music Awards, « Femme incontournable » au Melty Future Awards 2017 … Comment vivez-vous toutes ces distinctions ?

Je pense que mon regard face à ces distinctions vient de mon éducation. Surtout de ma mère, positive, spirituelle et optimiste. J’ai vécu enfant des moments intenses et difficiles, cela m’a donné la capacité de prendre du recul. Car on grandit et on apprend vite dans le milieu du show-biz.


Que représente la scène ?

Très clairement, je fais ce métier pour la scène ! Elle agit sur moi comme un aimant. Une vidéo familiale me montre, à 3 ans, debout sur une cheminée avec une brosse en guise de micro. Mon goût de la scène remonte à ma toute petite enfance, je grimpais sur les tables, les chaises… Il faut préciser que ma mère était chanteuse et qu’elle se produisait sur scène enceinte de moi. Une de mes tantes est artiste et joue des percussions. J’ai toujours baigné là-dedans.


Des projets ?

Une pause après la tournée estivale et reprise des concerts à l’automne en France, en Suisse, à la Réunion et Tahiti en février 2018.


Il reste du temps pour les vacances ?

J’essaie d’en prendre pour me ressourcer, me faire du bien et engranger de l’énergie pour septembre. Bien qu’ayant grandi à Paris, j’ai besoin d’en partir et d’être dans la nature.


Propos recueillis par Marilyn Beaufour


Crédit photo : © DR


Mardi 25 juillet à 21h30, arènes du Grau-du-Roi. 39€, billetteries habituelles (+ frais de loc.). Rens. et résa. : 04 66 51 12 12. vincentribera-organisation.com

Mercredi 26 juillet à 21h30 aux arènes du Cap d’Agde. 39€, billetteries habituelles (+ frais de loc.). Rens. et résa. : 04 67 50 39 56. vincentribera-organisation.com

Mardi 8 août à 21h. Espace Santorin, avenue Jean-Moulin à Canet-en-Roussillon (avec Romain Ughetto en 1re partie). 27,50€, billetteries habituelles (+ frais de loc.). Rens. : 04 68 86 72 00. ot-canet.fr

Vendredi 06 octobre à 20h à la salle Enrico Macias de La Grande Motte. 40€ à 46€ billetteries habituelles ou sur casinograndemotte.com/liste-des-articles-spectacle/programmation-des-spectacles/tal/

Mardi 17 octobre à 20h30 au casino théâtre Barrièer à Toulouse. 43€ à 55€, billetteries habituelles ou sur casinosbarriere.com/fr/toulouse/spectacles-et-animations/concert/tal.html.

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